Lexique

Prime

La prime d’assurance est la somme versée par l’assuré à l’assureur en échange des garanties prévues au contrat. Elle se calcule à partir de la probabilité que le risque couvert se réalise, du coût moyen des sinistres observés sur un portefeuille comparable, et des frais de gestion de la compagnie d’assurance. Son montant est fixé à la souscription, puis révisé à chaque échéance annuelle.

Les facteurs qui influencent la prime

Plusieurs variables entrent dans le calcul. Pour une assurance automobile professionnelle, l’assureur examine le type de véhicule, l’usage (transport de marchandises, déplacements clients, flotte), l’historique d’accidents des conducteurs et leur ancienneté de permis. Pour une assurance habitation ou des locaux professionnels, il retient la surface, la nature de l’activité exercée, la localisation et les mesures de sécurité en place. Pour une RC Pro, le chiffre d’affaires, le secteur d’activité et les plafonds de responsabilité civile demandés pèsent directement sur le montant. Les garanties et options souscrites (vol, incendie, protection juridique, assistance) s’ajoutent à la prime de base. La franchise choisie joue aussi : une franchise plus élevée réduit la prime, mais augmente la part restant à la charge de l’assuré en cas de sinistre.

Prime et cotisation, quelle différence ?

Les deux termes désignent le même versement, mais leur usage diffère selon le type d’organisme. Les compagnies d’assurance à forme commerciale parlent de prime. Les mutuelles d’assurance régies par le Code de la mutualité utilisent le mot cotisation. Dans la pratique courante, les deux mots sont employés de façon interchangeable, y compris dans les contrats d’assurance automobile ou d’assurance habitation. Un professionnel qui lit ses conditions générales peut donc rencontrer l’un ou l’autre sans que cela change ses droits ni ses obligations.

Impayé de prime : ce que dit la loi

L’article L113-3 du Code des assurances encadre précisément les conséquences d’un impayé. Lorsque l’assuré ne règle pas sa prime à l’échéance, l’assureur lui adresse une mise en demeure. Si le paiement n’intervient pas dans les 30 jours suivant cette mise en demeure, les garanties sont suspendues. L’assureur peut ensuite résilier le contrat 10 jours après l’expiration de ce délai de 30 jours. Pour un professionnel, la suspension des garanties expose l’activité à un risque non couvert : un sinistre survenu pendant cette période ne donne lieu à aucune indemnisation. La procédure s’applique à tous les contrats professionnels, qu’il s’agisse d’une multirisque professionnelle, d’une assurance automobile de flotte ou d’une couverture de responsabilité.

Questions fréquentes

Quels sont les types de primes ? La prime pure correspond au coût théorique du risque. La prime nette ajoute les frais de gestion. La prime totale (ou prime commerciale) inclut les taxes et accessoires. C’est ce dernier montant qui figure sur l’avis d’échéance.

Comment calculer la prime d’assurance ? L’assureur applique un taux au montant assuré ou au chiffre d’affaires, selon le type de contrat. Le professionnel ne peut pas faire ce calcul seul : il dépend des barèmes propres à chaque assureur, qui varient selon le profil de risque et les garanties disponibles.

La prime peut-elle augmenter en cours de contrat ? Oui. L’assureur peut réviser la prime à l’échéance annuelle. En cas de hausse, l’assuré peut résilier dans les conditions prévues à l’article L113-12 du Code des assurances, avec un préavis de 2 mois avant la date d’échéance.